Gaalsùcht

 

Gaalsùcht

La jaunisse, d’ Gaalsùcht, ré vèle la présence de pigments biliaires, Gàllafàrbstoff, dans les muqueuses et l’urine, ìn der Schliimhüt ùn ìm Hàrn. C’est un symptôme et non une maladie qui peut être due à une cirrhose, a Lawer-Verhärtùng / Lawra-Verhärtung, une hépatite, a Lawer-Entzìndùng / Lawra-Entzìndung.

Au sens figuré, avoir la jaunisse, d’ Gaalsùcht hà, signifie « éprouver un violent dépit de qch ». Ainsi, revêtir un gilet jaune, a gaal Schilè àlajja / àlega, peut correspondre à cette définition, même si le petit peuple de France dépité, s bìtter enttäuschta Füessvolk üss Frànkrich, n’en a pas forcément conscience. L’expression, « tu ne vas pas en faire une jaunisse », n’est pas transposable en alsacien avec tout à fait les mêmes couleurs, puisqu’on dit : sich grian ùn gaal ärgra. Les couleurs en Hochdeutsch diffèrent aussi légèrement, puisque l’expression est : « sich blau und grün ärgern. »

L es frissons, d’Tschüder, qui accompagnent cette « maladie », peuvent aussi être dus au froid. J’ai des frissons peut se dire ’s tschüdert mi ou bien s schüggert mi. Ich schlotter vor Kälta, je tremble de froid, étant particulièrement expressif.

Cette jaunisse sociale fait-elle trembler les « marcheurs » en route vers les horizons taxés et brumeux de la « transition écologique » ? Fànga die Tàppi, wo ìn Rìchtùng vù da bstiirta, dùnschtiga Horizonta vùm ecologischa Ìwwergàng màrschiara,  wajja dara soziàl Gaalsùcht ewwa aui à za zìttra ?

Si quelques-uns, confrontés à ce nouveau péril jaune, dia nèi gaal Gfohr, claquent des dents, mìt da Zahn / Zehn kläppra ou ont la diarrhée, odder der Kläppri han, cela ne veut pas forcément dire que leurs symptômes soient d’ordre pathologique, wìll dàs nìtt ùnbedìngt heissa, àss dàs Krànket-Symptoma sìn.

Mais une autre maladie encore plus grave menace la planète entière et son climat : la cupidité, d’Galdsùcht !

 

Edgar Zeidler

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