Dràch

 

Dràch

A Dràch est, dans la mythologie européenne, un animal fabuleux, a Fàweltiar, avec des pattes armées de griffes, Klàuia, des ailes, Flegel, et une queue de saurien, un genre de dinosaure, a Àrt Dinosaurier, qui crache du feu par sa terrible gueule et qui garde souvent des endroits mythiques. Dans l’archéologie chrétienne, il symbolise le démon, le diable, dr Tèifel.

S’il faut croire aux contes de fées, d Marla, ce n’est pas parce qu’ils disent que les dragons, d Dràcha, existent, mais parce qu’ils nous enseignent qu’ils peuvent être terrassés, comme, entre autres, par Siegfried, saint Georges ou l’archange saint Michel. Parfois, on représente un animal avec un corps de serpent, a Schlàngakärwer, des pattes d’aigle, Àdlerdàtza, et une tête de crocodile, a Krokodìlkopf, avec une langue pointue, a spìtziga Zunga.

En herpétologie, il s’agit d’un lézard, a Eidechsa, australien avec des ailes membraneuses et plusieurs types de reptiles, Schliichtiarer, carnivores, Fleischfrasser, des pays chauds, apparentés soit à l’iguane, soit au varan.

A Dràch, c’est aussi un cerf-volant, en fait ce losange, Rhombüs, qu’on fait monter dans le ciel, à l’origine une tête de dragon, réduite à ses contours stylisés. En Orient, on l’emploie pour marquer les jours de fête, d Faschttaga, le Nouvel An, s Nèijohr, les anniversaires, d Geburtstag, le début du printemps, dr Àfàng vom Friehjohr.

Dans le domaine militaire, les dragons, d Dràgoner, c’étaient aussi les soldats de la cavalerie, se déplaçant à cheval, mais combattant en principe à pied. Pourquoi ce nom ? Tout simplement parce que des dragons étaient dessinés sur leurs étendards, d Ritterfàhna, pour effrayer leurs ennemis, d Fìnd. Un draco désignait aussi un dragon, une enseigne de la cohorte dans l’armée romaine.

A Dràch, c’est aussi une personne désagréable, turbulente et intraitable, a Hüssdràch, une maîtresse d’école trop sévère, a strangi Schüalmàmsell, ou une concierge, a Hüssmeischtera, acariâtre.

Yves BISCH

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