Düdelsàck

 

Düdelsàck

D r Düdelsàck , la cornemuse est un instrument de musique à vent, a Blosìnschtrümant , à anches composé d’un sac de cuir, Wìndsàck , et de deux ou trois tuyaux, d Pfiffa , percés de trous. D’ où le synonyme peu courant, a Sàck-pfiffa. C’est l’instrument national d’Écosse, la Great Highland bagpipe , que les Écossais, d Schotta , utilisaient autrefois pour effrayer leurs ennemis sur le champ de bataille, uffem Schlàchtfald , et donc considérée comme arme de guerre, a Krigswàffa  ; elle a même été interdite par la couronne britannique. Aujourd’hui, le son distinctif peut évoquer des images nostalgiques de l’Écosse. Les Uilleann pipes possèdent aussi une riche histoire avec les Irlandais, d Irlander.

Quand on parle de la cornemuse, il ne s’agit pas d’un seul instrument, mais bien d’une famille. Il y en a plus de 70 en Europe, dont le biniou, dr bretonischa Düdelsàck , et il en existe plus d’une centaine dans le monde, notamment au Maghreb et au Moyen-Orient. Tous les instruments possédant une poche, a Luftsàck , comme réserve d’air sont des cornemuses.

Dr Dudeksàckpfiffer, Düdelsàckspìeler , le joueur de cornemuse appelé également sonneur, gonfle une sorte d’outre souple et étanche, initialement fabriquée à partir de la peau d’un animal, souvent d’une chèvre, Geisslader , ou d’un mouton, Schoflader , grâce à un tuyau qu’il tient en bouche. Une fois la poche bien gonflée, l’air peut s’échapper, chassé par pression du bras, Àrmdruck , vers les bourdons, d Bordunpfiffa.

Jouer de la cornemuse se dit Düdelsàck blosa , ou spìela , voire düdla , qui signifie aussi lambiner, flâner, ar düdelt ummanànder, et qu’il ne faut pas confondre avec drütla , jouer de la trompette, ainsi que picoler, mr han eins drüdelt.

En fait, düdla est une onomatopée apparentée au polonais dudy , au slovène dude , singulier duda, qui a le sens de tétine, ce qui endort les bébés, ainsi qu’au français dodeliner, dada, dandiner, dodo.

À méditer : dr Düdelsàck pfifft nur wenn’r voll ìsch , la cornemuse ne siffle que quand elle est pleine…

 

Yves BISCH

- Retour - Zruck -